CRACOVIE
du 8 au 13 septembre 2022
(suite)



Après un court trajet en tram et bus, nous atteignons Wieliczka où se trouvent les célèbres mines de sel : Kopalnia Soli.
C'est parti pour 3h de visite avec notre guide français !
On commence par descendre à 64m de profondeur par des escaliers en bois.


Certains passages sont peints en blanc.
Quand les sources lumineuses étaient faibles (au début de l'exploitation), cela permettait d'optimiser l'éclairage.



Des mises en scène permettent de mieux imaginer ce qu'il se passait dans la mine.
Exploitées depuis le XIIIe siècle, les mines comprennent 9 niveaux et 2500 salles creusées le long de 250 km de galeries.
Plus d'infos ici !
Tout au long de la visite, on découvre de magnifiques statues de sel, réalisées par les mineurs au fil du temps, pendant leur temps libre.
La première représente Nicolas Copernic, réalisée pour son 500e anniversaire.

Quasiment tout l'intérieur de la mine est en sel, le plus souvent gris car mélangé avec de l'argile, du sable...

Parfois, à cause de l'humidité, il prend un aspect de chou fleur !




Des chevaux étaient utilisés pour aider à l'exploitation de la mine.


Un petit spectacle de jeux et lumières met en scène Kinga, fille du roi Béla IV de Hongrie, et raconte la légende de l'origine de la mine de sel.
Cette légende raconte qu'une jeune princesse hongroise, prénommée Kinga, reçut du prince polonais Boleslas une magnifique bague de fiançailles qu'elle laissa tomber par mégarde dans un puits, à proximité d'une mine de sel que lui avait offerte son père le roi Béla, juste avant qu'elle ne se mette en route pour ses noces. Un peu avant de parvenir à Cracovie, le voyage étant long et epuisant, le cortège s'arrêta une dernière fois. Ne trouvant pas suffisamment d'eau pour désaltérer ses gens et ses bêtes, la princesse ordonna de creuser un puits là où elle se trouvait, près du village de Wieliczka. C'est alors que l'un des hommes sentit en creusant qu'il atteignait quelque chose de très dur : il remonta un gros bloc de sel, à l'intérieur duquel scintillait la bague de fiançailles perdue.





Stalactites de sel appelées spaghettis.




Chambre de Casimir Le Grand, roi de Pologne de 1333 à 1370. Un adage polonais dit que Casimir avait hérité d'une «Pologne en bois» et qu'il avait laissé une «Pologne de briques» à ses successeurs. C'est dire l'importance de son règne !
Mise en scène de la récupération du sel à l'époque du néolithique.


Au détour d'une galerie... lol !


La chapelle Sainte-Croix.
On y trouve les 2 seules statues de la mine qui ne sont pas en sel.

Chapelle Sainte Kinga.
La chapelle est entièrement réalisée en sel.
De nombreuses scènes sculptées sur les parois, des statues dont celle de Jean Paul II, des chandeliers et lustres en cristaux de sel donnent dans ce lieu de recueillement un éclairage unique.
Des messes y sont célébrées, on peut également s’y marier.
Elle fait 31 m de long, 15 de large et 12 m de haut, à 101 m de profondeur !











Notre ami Jean-Paul ;-)






Exploitée pendant plus de 100 ans, la Chambre Michałowice fait partie des plus grandes de la Mine de Wieliczka.





La chambre Weimar avec son lac salin.







Józef Piłsudski, héros national.
La Pologne a eu aussi son maréchal controversé, qui libéra son pays des jougs allemand, russe et autrichien et le fit accéder à l'indépendance mais qui y instaura dans les années 20 et 30 un régime autoritaire. Maréchal et homme politique, Józef Piłsudski fut au cœur du processus de résurrection et de reconstruction de son pays, suite à la défaite allemande de 1918. Retour sur un personnage qui a farouchement défendu l’indépendance de la Pologne; premier visage d’un pays pendant presque vingt ans, pays qui avait cessé d’exister pendant cent vingt trois longues années.










La salle de banquet



La visite est terminée, il est temps de remonter à la surface. Heureusement, on remonte en ascenseur !

Après les mines, direction un bar à lait à proximité. On se régale avec des golabki et des nalesniki aux épinards.
On reprend le bus et le tram en sens inverse, direction la colline du Wawel ou plus exactement au pied de la colline pour voir le dragon.



En route, nous tombons sur un magasin qui vend des espèces de beignets en spirale, garnis avec du nutella et des noisettes (ou autres garnitures au choix). Je ne connaissais pas, c'est un régal !



Avec un peu de patience, on réussit à prendre le dragon en photo pendant qu'il crache du feu (environ toutes les 5 mn).
Puis on est rentrés car il tombait des trombes d'eau !
Le lendemain, nous prenons le bus pour nous rendre à Oświęcim, Auschwitz en français.
Nous avons des billets pour une visite en français de 3h30.







Auschwitz, c'est plus qu'un camp, c'est une véritable organisation !




Notre guide nous explique les photos et objets qui sont exposés dans les baraquements d'Auschwitz 1.
Auschwitz en chiffres... terribles...





Maquette du site. On peut voir que les chambres à gaz étaient enterrées et donc invisibles aux yeux des gens.
Prothèses, lunettes, chaussures, valises... Tant de choses qui restent et témoignent de l'horreur !







Boîtes de zyklon B vides....




Au début, les prisonniers étaient pris en photo, mais par la suite, parce qu'ils devenaient vite méconnaissables, les nazis ont décidé de tatouer les matricules sur eux pour pouvoir les reconnaître. Seuls les prisonniers d'Auschwitz ont été tatoué, ça n'était pas le cas dans les autres camps.

Entre le block 10 et le block 11 se trouvait le mur de la mort (reconstruit après guerre) où des milliers de détenus furent fusillés par un peloton d'exécution. Le block 11 était l'une des pièces majeures dans le système de terreur mis en place par les nazis à Auschwitz.
Poteaux de torture où certains étaient pendus par les bras, les mains entravées dans le dos pendant des heures et même des jours, jusqu'à ce que les articulations des épaules soient complètement disloquées.




Le bloc 10 où des hommes et des femmes étaient utilisés comme sujets expérimentaux pour les médecins nazis. Les expériences du bloc 10 allaient des tests de réactions corporelles à des substances relativement bénignes à la stérilisation en passant par tout un tas d'autres tortures plus atroces les unes que les autres.
Un des médecins les plus tristement connus était le docteur Josef Mengele.
A la mémoire de la pendaison du 19 juillet 1943.
Gibet collectif où on pouvait pendre jusqu'à 12 prisonniers en même temps.
L'appel des déportés dure chaque jour pendant des heures et entraîne la mort des plus affaiblis.
Les SS le prolongeaient durant plusieurs heures, parfois jusqu’à 20 heures d'affilée, par tous les temps.
Celui qui faisait l'appel était à l'abri dans la guérite, il en sortait parfois pour frapper, et même achever certains prisonniers.

Sous ce monticule, chambre à gaz et four crématoire...



Lieu d'horreur....


Nous changeons d'endroit, direction Birkenau où une navette nous emmène.


Le camp de Birkenau a été créé à l’automne 1941. Auschwitz 1 ne suffisait plus aux nazis. Ils ont donc créé un second camp, de 170 hectares, dans une zone marécageuse située à 3 km du camp initial.



Ce qu'il reste d'une des chambres à gaz et four crématoire, dynamités par les nazis eux-mêmes quand ils ont senti le vent tourner...



C'est immense...


Le bâtiment des cuisines


3h30, c'est beaucoup trop court, mais il n'y avait pas de visite plus longue en français.
Nous reprenons ensuite le bus pour revenir à Cracovie.
Dernier jour, nous faisons un tour dans Kazimierz, le quartier juif. Nous visitons 2 synagogues dont une en travaux.

Tempel synagogue



Synagogue Remuh


Et son cimetière






Jan Karski, de son vrai nom Jan Kozielewski, né le 24 juin 1914 à Łódź et mort le 13 juillet 2000 à Washington, est un résistant polonais de la Seconde Guerre mondiale, courrier de l'Armia Krajowa (Armée polonaise de l'intérieur) qui témoigna du génocide des Juifs devant les Alliés.
Après la Seconde Guerre mondiale, il devient professeur de relations internationales à l'université de Georgetown à Washington. Il recommence à témoigner du génocide des Juifs à partir des années 1960 afin de démentir les théories négationnistes.
Traditionnellement, on ne dépose ni fleur, ni couronne sur les tombes (toutefois on peut observer de nos jours quelques fleurs sur certaines tombes), mais l'usage est d'y déposer des pierres ce qui représente un geste symbolique indiquant que les membres de la famille et les amis n'ont pas oublié le défunt.


Notre dernier, repas, sur la place du Rynek Glowny, au Restauracja Europejska.


Zurek staropolski podany w chlebie, soupe traditionnelle servie dans du pain.


Pierogi ruskie et sernik


Basilique Saint-François-d'Assise





Université jagellone, bureaux.
Statue de Copernic

Dans le jardin des professeurs


Cour de l'université jagellone où se trouve également un musée qui malheureusement ferme à 16h. Nous sommes arrivés à 16h15...

Il est temps de reprendre l'avion pour le retour, mais pas sans manger un dernier "Obwarzanek krakowski" qui est incontestablement un symbole de la ville de Cracovie.
Chaque jour, il se vend plus de 150.000 de ces bagels, une ancienne tradition datant de plus de 600 ans. Les petits pains sont protégés par une appellation d’origine et spécificité géographique de la part de l’UE, ce qui témoigne de l’importance accordée au patrimoine culinaire de la ville.
L’histoire des obwarzanki à Cracovie remonte au Moyen Âge, les premiers écrits datant de 1394. Le nom obwarzanek provient du processus de fabrication, pendant lequel on trempe le bagel dans l’eau bouillante.