CROISIERE sur le NORWEGIAN JADE - 3e partie
du 6 au 16 mai 2022

Les cinq dernières stations de la via dolorosa sont situées à l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre.


Station 11 : Golgotha.
Pour accéder à cette station, il faut passer le pas de l’entrée du Saint-Sépulcre et prendre les escaliers tout de suite à droite où se trouvent deux chapelles reliées. La partie de droite est celle des catholiques et la partie de gauche celle des grecs-orthodoxes. Les deux salles étant respectivement les stations 11 et 12 de la Via Dolorosa.
La station 11 (partie de droite, catholique) n’est autre que le sommet de la Golgotha. Ici Jésus est cloué pieds et mains sur la croix qui est à terre, peu de temps avant qu’on ne l’y enlève. D’après la tradition chrétienne, c’est en ce lieu que le crâne du premier Homme sur Terre (Adam) serait enterré. Dans cette salle on trouve une mosaïque (récapitulant les événements de cette station du Chemin de Croix: crucifixion de Jésus entouré de sa mère Marie et d’une femme penchée à ses pieds, l’une de ses disciples) en dessous de laquelle il y a un autel fait d’argent pur, donné par la famille Medici de Florence en 1588.
Station 10 : Jésus est dépouillé. Haut de l'escalier à droite devant l'entrée, dans la chapelle du partage des vêtements, au dôme en métal.






Station 12 : Golgotha (grecs-orthodoxes).
Il s’agit donc de la chapelle de gauche (grecs-orthodoxes) où est représentée la crucifixion de Jésus. Dans cette salle est rappelé pour quelle raison Jésus a été condamné (inscription avec des lettres grecques, latines et hébraïques) : “Jésus de Nazareth, Roi des Juifs.” Dans cette chapelle on peut voir au travers du cadre de verre, le rocher de Golgotha. On trouve également sous l’autel, une plaque argentée à l’endroit où était la croix de Jésus. Les visiteurs font la queue pour pouvoir la toucher.





Station 13 : Pierre d’onction ou pierre de l'embaumement.
Après avoir descendus les escaliers de la chapelle grecque-orthodoxe, on arrive directement au niveau de la pierre d’onction (grande pierre rougeâtre avec une rangée de lampes au dessus). Ce serait sur cette pierre que, selon les évangiles, Jésus a été oint avant d'être enterré.
Chaque jour, des centaines de fidèles du monde entier se pressent autour de la pierre en attendant leur tour pour s'agenouiller et embrasser cette relique. Les pèlerins ont l’habitude de se pencher sur la pierre pour avoir un contact direct avec le lieu que Jésus a touché. Ils étalent des huiles et parfums sur la pierre qu’ils essuient ensuite avec un foulard qu’ils ramènent chez eux, pour garder de la sainteté du lieu. Derrière la pierre d’onction, il y a une grande mosaïque (1990) qui raconte l’histoire de Jésus après sa mort.


Station 14 : La Rotonde – La Tombe de Jésus
La Rotonde constitue le cœur de l’église du Saint-Sépulcre et s’y trouve en son centre un petite unité (édicule) faite entièrement de marbre dans laquelle se trouve la tombe du Christ: l’Adicula. C’est l’ultime étape des 5 dernières stations de la Via Dolorosa.
Celle-ci est divisée en deux parties distinctes mais reliées entre elles:
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La première partie est une petite chapelle appelée Chapelle de l’ange où d’après la tradition chrétienne, la tombe de Jésus aurait été retrouvée vide trois jours après sa mort, constaté par des femmes venues voir sa sépulture. C’est à cet endroit et à ce moment là qu’un ange leur a annoncé que Jésus avait ressuscité.
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La deuxième partie est la tombe elle même.















La maison du Père Noël !






La porte de Damas


Vers 17h30, on reprend le chemin du bateau car on en a « plein les bottes » ! Tram, bus, navette… Nous sommes au bateau un peu avant 20h, avec une certitude : we love Jérusalem, et nous reviendrons !!








Pour le dîner ? Alizar ce soir !
Nous sommes à nouveau dans le secteur servi par Vinod qui, tout heureux de nous revoir, nous donne des entrées supplémentaires :-)

On reprend la mer à 23h et le jeudi 12, nous nous réveillons à quai à Haïfa. Le port n’est guère plus joli que celui d’Ashdod mais on peut sortir plus facilement. Vérification des passeports tout de même, on ne rigole pas ici, mais on se retrouve assez vite dehors. Une navette nous emmène à la sortie du port, juste à côté de la gare.
Nous avons prévu d’aller à Acre (Akko en israélien, Acre est une ville portuaire fortifiée historique où les établissements humains se sont succédés sans interruption depuis l'époque phénicienne. La cité actuelle est caractéristique des villes fortifiées ottomanes des XVIIIe et XIXe siècles, avec sa citadelle, ses mosquées, ses khans (caravansérails) et ses bains publics. Les vestiges de la ville des Croisés, qui datent de 1104 à 1291, sont pratiquement intacts, tant en sous-sol qu'en surface, donnant une image exceptionnelle de ce qu'étaient l'organisation de l'espace urbain et les structures de la capitale du royaume des Croisés de Jérusalem, au Moyen-Age) et nous prenons donc un billet de train pour y aller. Yvaline a gardé sa carte de la veille et peut la recharger, mais pas nous… On en reprend donc 2 autres (ça fait 5 shekels de plus par carte). 21 ou 26 shekels pour la journée (sur Haïfa et les environs jusqu’à Acre) soit 6 à 7 euros.



Une petite demi-heure de train et nous arrivons à Acre. On prend ensuite un bus (juste à côté de la gare) qui nous emmène jusqu’à la vieille ville en une petite quinzaine de minutes. On grimpe sur les remparts avec une vue sur la ville et le port très sympa.






White market

On entre dans la ville et on se dirige vers la citadelle. On prend des billets à 49 shekels par personne (un peu moins de 14 €) et qui permet d’entrer dans les principaux monuments et sites de la ville.
La citadelle, appelée également commanderie hospitalière, constituait un des édifices majeurs de l'ancienne cité médiévale. Les fouilles archéologiques ont permis de découvrir des éléments spécifiques à ce type de bâtiment : salles, cuisines, latrines, dortoirs et logis d'accueil. Elle était une grande place forte située au sud du quartier riche d'Acre, ainsi que la résidence principale de Richard Ier d'Angleterre durant la troisième croisade. Encadrée par de hauts remparts, elle pouvait se faire passer pour une ville à l'intérieur de la ville. Guillaume de Montferrat, un Templier, y établit ses quartiers alors qu'il dirigeait la Saint-Jean d'Acre pendant que Richard combattait les Sarrasins. En 1191, l'Assassin Altaïr Ibn-La'Ahad lui ôta la vie après avoir infiltré la citadelle hautement gardée. La visite est sympa, un audio guide fait partie du prix et nous accompagne tout au long de la visite qui dure une petite heure. Un système de vidéos permet de visualiser certaines des explications données.


















Les latrines






Ensuite, pause déjeuner au cours de laquelle nous avons tout le loisir de goûter plein de spécialités (houmous, falafels, shakshuka, labaneh…). On a vu un peu grand mais on se régale !! Et comme on a un peu trop de poulet, on en donne un peu aux gentils petits chats qui se régalent eux aussi !! On mange les 3 pour un peu plus de 50 € mais on aurait pu manger à 4 ou 5 facilement ! lol



On poursuit avec les bains turcs et le tunnel des Templiers, tunnel souterrain secret qui reliait le Palais des Templiers au port d'Acre. Le tunnel fait environ 150 mètres de long et passe sous les maisons bourgeoises. Il n’a été découvert qu’en 1994 !










Tunnel des Templiers




On rejoint ensuite le bus pour retourner au train qui nous ramène à Haïfa. On pensait terminer par la visite du jardin en terrasses du centre mondial baha'i, centre administratif du bahaïsme sur le mont Carmel. Mais malheureusement, ça ferme à 17h, même en haute saison, donc on ne peut que les voir depuis l’extérieur, après être montés en haut du Mont Carmel grâce au funiculaire. La vue sur la ville est plutôt sympa, depuis la « Louis promenade ». Nous reprenons le bus pour retourner à la navette qui nous ramènera sur le bateau. Le long du chemin, on voit un énorme sanglier et quelques marcassins qui se promènent dans la ville et entrent dans les jardins !


La tour de voile


Vue sur le port, et le Jade :-)









Vendredi 13/05, 6h30, nous accostons à Chypre, au port de Limassol. Nous descendons du bateau vers 9h30 (on a eu un peu de mal à se lever ;-) ). Des bus peuvent nous emmener en ville mais ils sont pris d’assaut, et vu qu’on repart en début d’après-midi (tous à bord à 14h), on décide de prendre un taxi. On a décidé d’aller voir Kourion, cité antique de Chypre, peuplée depuis l'Antiquité jusqu'au début du Moyen Âge. Après un peu d’attente (il y a un peu de monde !), on trouve un taxi qui nous y emmène… sauf qu’il nous arrête à côté d’un hôtel ! Il ne parle pas anglais, pas trop malin, donc il va voir dans l’hôtel pour trouver quelqu’un avec qui échanger. Là il comprend que nous ne cherchons pas le Kourion Palace (qu’y ferait-on ? On est en croisière, pas besoin d’hôtel !!) mais le site archéologique, et il nous y emmène (c’est à 5 mn). Toujours aussi malin, il passe la barrière d’entrée sans s’arrêter sous les yeux effarés de la guichetière ! Il nous dépose un peu plus haut, vers les vestiges, puis vient nous rechercher 5 mn + tard puisqu’il faut évidemment qu’on paie l’entrée. 4€50 par personne, gratuit pour Yvaline. Le taxi quant à lui nous coûte 26 €.





Le théâtre
Pièce maîtresse du site, cet édifice fut érigé au IIe siècle av. J.-C. et transformé par les Romains pour accueillir jusqu’à 3 500 personnes. D’une architecture classique, il conserve son orchestre et son auditorium. Converti en arène au IIIe siècle, il accueillit alors des fauves et des combats de gladiateurs.
À l’est du théâtre, au niveau du parking. Un auvent abrite aujourd’hui ici de grandes mosaïques bien conservées. Celles-ci appartenaient à un complexe de loisirs et de thermes qui fut construit après les tremblements de terre du IVe siècle sur les ruines de la villa d’Eftolios, un riche habitant grec de la ville. Seule une représentation humaine apparaît sur les mosaïques : une femme tenant à la main une règle. Il s’agissait de souligner que l’édifice avait été bâti de manière harmonieuse et soignée. Et, parmi les grands motifs géométriques, remarquez les symboles animaliers (poisson, faisan, pigeon) des premiers chrétiens.




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Agora



Basilique paléochrétienne du Ve siècle, avec sa nef centrale, ses absides et la cour attenante du baptistère.


Maison des Gladiateurs : cette ancienne maison patricienne du IIIe siècle doit son nom à sa mosaïque de la même époque représentant deux gladiateurs nommés Margaritis et Hellenikos s’entraînant au combat.




Nympheas : complexe de thermes et bains publics



Maison d'Achille


Bassin hexagonal faisant partie des bains publics




